J'ai ouvert les yeux, il était 10h15, en retard. Le temps ne s'écoulait pas en moi, ce sont les autres qui le provoquaient sur moi. Étirements matinaux, je le sentais qui s'approchait. Ce matin là, Constance m'a appelé pour savoir si j'allais bien. J'ai essayé, avec dégoût , d'expliquer à mon entourage que la force du bien et l'essence du mal avaient disparu de ma mémoire depuis mon accident en février dernier. Ce qui n'a servi à rien. Un choc à l'½il et au c½ur, m'a complètement déstabilisé l'âme. Je ne peux pas vous en dire plus. Bref, en ce qui concerne Constance, je ne lui ai rien répondu. Elle a comprit, de toute façon.
Je vais quitter la ville aujourd'hui, je sais que je vais le payer, peut-être à un prix minime. Je ne vaux plus rien ici. En été comme en hiver, ma routine me rouille les poumons. Ça ne sert à rien, je pars à la recherche et la chaleur de l'été m'inspire. Ailleurs comme ici, je trouverai partout ce qu'il me faut. Et ça, je le sais depuis toujours au plus profond de moi. Je dois aller me laver, la couche est excessivement pesante sur mon corps. Je rêve de Barcelone, d'Oslo, de Londres, de Madras et de Tokyo. Ma mémoire, elle abandonne de temps en temps.
Je déambulais dans Montréal avant mon départ, je lâchais peu à peu mes idées d'enfance...
Pour finalement me retrouver.