L'exemple unique, l'unique exemplaire.

L’exemple unique, l’unique exemplaire.
Émilie


L'histoire d'Émilie ne peut qu'être belle, et incroyablement mélancolique Des histoires comme celle-là, on en mange à la radio. Quand on croise une Émilie, on ne peut qu'écouter et regarder, on ne peut qu'être absorbé par ses déboires. Jusqu'à preuve du contraire, elle nous sait vivants, et elle seule en prend soin. Dimanche soir, un clair de lune aveugle les saints d'esprit, elle plisse les yeux. Capable de se métamorphoser, elle vole. S'acharnant sur des travaux inachevés, des esquisses de rêves, elle a mal aux pieds. Le temps lui tort le bras, et elle, la pauvre, elle panique. À force d'attraper la confiance des autres, elle ne peut que voir l'Évidence.

Émilie n'est pas grande, elle a du charbon partout, sauf sur la peau. Ses cils tappent ses joues, pauvres joues refroidies et brulées. Elle sort des temps, elle n'a pas de style, et encore moins de connaissances. Elle ne connaît ni l'humanité, ni le cosmos. Émilie est là, tout simplement là. (Lucky, she is, my lord.) Elle prend les secondes pour meilleurs amis, ça coule dans ses yeux. C'est tellement esthétique, on croirait s'égarer des sentiers battus. Certainement, jusqu'au jour numéro 6750 de sa vie. Ça bardera! Émilie ne sera pas là au bon moment. Elle aura prit des chemins différents de ceux qu'elle avait tracé.

Dans trois ans, elle oubliera tout ça. Quoiqu'elle ne possède malheureusement pas encore la faculté de l'oubli. Ce don lui sera remit, afin de la sauver du gouffre. Un léger coup sur le crâne, et elle pourra dormir... Son absence lunaire s'était inscrit entre les lignes du reste de l'humanité. Et ces lignes dysfonctionnelles resteront dans l'ombre pour toujours.

*Pour aider, il ne faut plus penser. Pour soutenir, il ne faut plus avoir de prénom. Il ne nous suffit qu'une combinaison de sens, et d'une âme bien travaillé.



Dressage de portait abstrait, bonsoir tout le monde!

J'ai abandonné cet espace vide, faute d'esprit vif, et de personnages trompeurs. Je recommence à planer sur les histoires banales, ça doit être en réaction allergique à ma spontanéité transparente.. BREF. Vive la vie, men. Vive ta vie, vive les mots. Vive le latin, l'allemand et le tchèque, sans oublier l'incontournable espagnol.. On se calme par ici, surtout par là.


Le vieux décor.


«-C'est pas vrai, tu racontes n'importe quoi là...»

Ce visage, maintenant figé, tenait l'expression d'une ½uvre d'art délaissé. Personne ne s'en doutait. Pas même lui. Ses lèvres, bien trop roses pour lui, se serraient et s'étiraient, pour esquisser un sourire subtil. Craquelées par l'hiver, elles montraient à Émilie une sorte d'affection fraternelle. Elle attendait cet instant depuis le début de leur trajet commun. Derrière lui, rien. L'aventure commençait là. Elle avait cette force de reconnaitre à travers les évènements, les signes du changement. Peut-être vivait-elle dans son monde?. Devant elle, ce livre parlant l'intriguait..

«-Tiens, voilà prend ça, mes clés, mon mp3, mes gants... Voilà, y'a tout? , répondit-elle après quelques minutes de trouble

-Attends! Émilie c'est une blague ou quoi? Tu sais c'est pas drôle, y'a des limites, dit-il avec un rire forcé. Et puis de toute façon, tu vas nul part comme ça. Tu pars toujours sur des trips, j'te connais. Tu te trompes, moi je te dis, t'es mieux ici, et tu le sais.»




Émilie est un tout.


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# Postato domenica 13 dicembre 2009 19:51

Modificato domenica 13 dicembre 2009 20:36

ça nous importait peu.

ça nous importait peu.
il est si tôt, et il fait frais. les temps changent, mais tu ne change pas. une image qui reste fixée, un ou quatre coups d'oeil, coup de tête, coup de coeur. tu n'a jamais été si loin de nous. et la porte se ferme sur tes yeux. tu virevolte entre l'image et l'introspection de nous, de tout. tu n'est rien. et pourtant je t'ai loué quelques heures, quelques jours près de moi. ce sont, ce soir, les dernières fois que j'y pense. qui j'y accorde une seconde intense. je pends nos idéaux, je les accroche sur ton wall, sur ton board-walk. dessine-moi une carte, une carte du ciel. dessine-moi, les gens, les horribles petits gens tout petits. et..
emporte-toi loin de moi. et n'oublie surtout pas que l'élan qui t'emmene ne me connaît pas, ne te connaît pas. perds-toi, use tes plans et lance-les loin. plus loin.

tu sais, il n'y a rien d'autre de plus beaux que l'imaginaire. tu sais il n'y a rien de plus sensé que nos délires. tu ne sais rien, et moi non plus. je sais pas vraiment ce que tu veux. je veux te parler. je te suis, je t'oublie, je rit. parce que c'est joli, parce que je t'hait.

Pardonne-les, je m'étale. we are just fuckin Animals.

merci.



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# Postato mercoledì 25 novembre 2009 23:37

À tous ces gens qui n'ont pas eu le temps de comprendre...


Je t'éternellerai dans l'univers et m'accrocherai à tes jeux de mots. J'atténuerai tes paroles brodé de noir, et j'oublierai tes attaques. À ce monde que tu n'as pas, à ces chansons que tu aurais écrites, à toutes ces personnes auxquelles tu auras donné cette façon de voir le moment présent, à toi et uniquement toi.

This is the morning of my life.

C'est le réveil, c'est l'oubli du rêve. J'ouvre les yeux, paralysée du temps. Je ne peux pas bouger, et j'aimerais bien ne plus jamais pouvoir bouger. Il est 13h21. (Mais ou étais-tu avant aujourd'hui? Qui était tu avant-hier? Ne t'avais pas déjà rencontré dans mes délires?) Je fais mine de frapper le radio, l'intensité du moment est incroyablement drôle, presque ridicule. Les pieds sur le parquet glacial, je n'ose pas regarder nulle part. Ça sent le café chaud, et ça pue le matin, jaunâtre, l'éclairage pète ma bulle. Ma bulle de rêves. Je dois retrouver les images de tes phalanges dans ma mémoire, cette petite disquette d'émotions. Je dois, et le verbe devoir me donne le goût de t'éliminer. Ton absence s'est démarquée de mes actes.
Tu manques à mes journées de spectacle.
À tous ces gens qui n’ont pas eu le temps de comprendre…
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# Postato lunedì 12 ottobre 2009 16:21

Modificato lunedì 07 dicembre 2009 20:18

La fuite.

La fuite.
*********Je vois mal, j'ai les yeux cachés par tes avis. Ton image m'éloigne de la réalité. Tu m'oublie dans ton rêve. Je cherche toute la nuit et ce que je trouve ne sont que des souvenirs qui s'effacent lentement.

Tu avais un surnom et un regard. Ton parfum me déroutait et le reste, on ne le remarquait jamais. Je te cherchais dans les allées, je ne te trouvais jamais. J'ai joué à un jeu d'excessive, je me suis trop donnée.

Et tu reviens de temps en temps. J'ai peur de le montrer, des barrières retiennent mes mains qui partent dans le vide. Je respire en m'étouffant quand j'y pense. Je le ressens, je voit tout sur moi. J'ai le corps défraîchi et les yeux éclairés, je suis à plat ventre sur le plancher de la salle de bain. Goûte par goûte, je fais peur à voir, d'après les dernières nouvelles. Et tout ce qu'on a été s'est effacé. Nos bouches sont sèches et je n'ai rien préparé. Dehors, il fait bon et je n'aii même pas remarqué. L'hiver refrappe nos os dégelés et je ris. J'ai touché au fond, je crois bien. Mes phalanges frémissent quand elles sentent le besoin de bouger. Je cours vers le fond du métro, juste pour te revoir une dernière fois, à travers des yeux qui mentent. Des vitres qui bougent vite.

J'apprécie un rien dans nos visages, et je le remarque. Les wagons divaguent avec le temps qui défile devant nous. Allongée sur banc, je me sens mieux de voir que le ciel demeure de la même couleur. Je cherche à comprendre, à trouver quelque chose à analyser. Malheureusement, je ne vois plus rien, l'image devient floue. Tout est interprétation dans nos vies, rien ne remarque la mienne. Je voulais me trouver dans autre chose, mais un jour tu m'as enlevé cette envie. L'envie de voir ce qu'il y a, ailleurs.

Maintenant, tu me suis dans ma fuite.

Je voulais bousculer le bonheur, lui rendre son compte. Mettre ses envies à l'heure. Mieux vaut l'illusion de l'instant que celui de toute une vie. Les mensonges se sont affaiblis, un jour de nuit. Nous nous sommes égarés chez moi. Et plus tard, j'enviais ma vie. Tant mieux, il se faisait tard et j'avais fermés les paupières tôt. Lâche, c'est ce qu'on comprendra. Je n'avais rien à craindre, les bras des autres avaient réussi à m'éteindre. La chaleur, étreinte par mes ambitions, m'a rassuré, bizarrement. Je me sentais bien mais malgré tout, je ne pouvais pas cacher mon personnage.


On dira de moi demain ;
Ça augmente dans sa face comme si elle avait été rongée par son passé.
Ça se multiplie jusqu'à ce qu'elle aie du mal à nous entendre.
J'ai peur parce que ça déteint sur mes yeux déjà peints.


Je suis vide de mots, je n'ai qu'à fermer les yeux pour le voir. Les autres sont loin, les autres c'est des rêves qui partent vites, qu'on voit seulement quand on le veut bien. Le reste c'est nous-même qui l'inventons. J'invente un monde qui n'existe pas.

Je souffre pour rien car il ne reste que moi ici.



-Aimer c'est se choisir quelqu'un
et se faire prendre par lui.


[ Réjean Ducharme ] Extrait de L'avalée des avalés


**********Je commence ma nouveauté, je renaît. Tu m'as fermé cet après-midi. Après tout, on m'a dit que ce n'était qu'une étape, une partie du chemin a résisté, à ne pas s'enfoncer dans le ventre comme un poignard ensanglanté. Je m'éloigne à des lumières, ruisselantes sur tes pupilles dorées par le souffle des rumeurs montréalaises, elle est dilatée. On attrape l'air en se voyant. Je ne peux pas parler à cette deuxième personne. Faute d'âges, de principes et de «gutts», si on appelle ça comme ça. Je sais qu'on se comprend, je vais te le dire dans mon ½il et tu comprendra. Pourtant je passe de bonnes heures a voir le monde plongé dans la nature humaine. Dans tous les méfaits accomplis, dans les horripilations qui l'entourent. Lentement, je me glisse en eux, j'ai perdu le sens de la raison. Tous me dégoûte dans ce petit Babel, dans ce monde des mers frustrées. Dans ce monde où personne ne se trouve, exporté d'un continent à l'autre, jeté par dessus les océans dans des projectiles invisibles. Planète de personne, île immobile. Mais il y a son ½il inconnu, que je ne reverrai jamais.

Je l'ai dit tentôt, je le cris. La vie trouve sa place. Et je claque la porte tout en faisant mes habitudes. Je claque de l'intérieur, ça ne gèlera pas cette fois-ci. Je pense attrapé les prochaines chances, au lieu de m'arrêter à cette chose. Veste de protection ,enviante de sons, c'est un oubli de matériel, cette fois-ci. Son enveloppe a été laissé de côté. Elle est bien moins compliqué, on opte pou la facilité et on rêve de proximité.

Un ½il qui me frappa, un seul. Comme une illumination après ton ouragan. Pas un regard mais bien un ½il. Un signe de la main, un ½il qui tombe dans le mien. Me cogne le c½ur. Je pose mes mots sur sa main qui avait quitté le poteau, sa chaleur m'entend, oui c'est autre chose cette fois-ci. Je crois que mon esprit est en fuite. Je crois que tu commences à t'essouffler, enfin un peu. Puisque tu ne comprendras jamais ce que tu es. Et que ce sera pareil pour tous les gens comme moi qui auront cru en toi, qui auront voulu te démontrer de quoi aurait tu été digne. La normalité n'existe pas, mais l'absurde dépasse nos capacités. N'importe quoi, elle raconte.

Je n'ai qu'à fermer les yeux pour voir à quel point je suis seule, oui. Je me réconforte de voir nos vies se tranchées, je cours encore pourtant.

Il ne venait pas de loin, non il habitait tout près. Il aurait bien fallu le rencontrer avant, l'½il, le différent dans ma routine. Je tue les derniers mots, ceux que j'ai tant relu, avant eau dans l'âme. Flotteuse sur ton ouverture sur le monde. La gare est vide. C'est le temps de la page tournée, l'heure du suicide prématuré. Celui là, que nous aimons tant et qui ne paraîtra pas. Qui n'apparaîtra pas.

# Postato giovedì 01 maggio 2008 19:04

Modificato venerdì 02 maggio 2008 22:41